Dans le cadre de
HIP-HOP 50
Cet événement fait partie de HIP-HOP 50. Dans ce cadre, l’AB célèbre le 50e anniversaire de l’une des plus passionnantes cultures de l’histoire musicale récente. Au programme : des concerts, des talks, une série de podcasts, des projections de film, des ateliers et bien plus.
À la naissance du genre il y a 50 ans, hip-hop et militantisme étaient étroitement liés. Les artistes y voyaient l’exutoire idéal pour soulever des problèmes tels que le racisme, la violence policière, la pauvreté et les inégalités. En s’emparant du micro, des voix marginalisées faisaient une critique acérée de la société et espéraient ainsi inspirer une nouvelle génération de militants et de défenseurs.
Citons par exemple le morceau “The Message” de Grandmaster Flash & The Furious Five, qui mettait en lumière la criante pauvreté du Bronx à New York :
“Broken glass everywhere
People pissin’ on the stairs, you know they just don’t care
I can’t take the smell, can’t take the noise
Got no money to move out, I guess I got no choice”
Ou rappelons l’énorme influence qu’exerça Public Enemy sur le débat politique américain à la fin des années 80 et au début des années 90.
Lorsque le genre devint plus mainstream, le hip-hop militant aux textes engagés plongea fatalement dans l’underground. Depuis, le genre est surtout associé à des valeurs telles que le matérialisme, le sexisme et, dans quelques cas, l’homophobie.
Aujourd’hui, après des années de militantisme social et politique, l’image dominante est celle du rappeur obnubilé par l’argent, les drogues et les bitches. Mais cette image est-elle correcte ?
Est-il vrai que, depuis sa commercialisation, le hip-hop n’est plus qu’une musique dansante superficielle ?
La musique est-elle vraiment meilleure ou a-t-elle vraiment plus de sens lorsqu’elle est engagée ?
Et si le hip-hop est né dans un climat de contestation et d’émancipation, doit-il pour autant s’inscrire dans cet héritage ? Et en est-il encore capable ?
Que de questions ! Heureusement, nous avons trouvé une équipe d’experts pour partir en quête de réponses. Nous débuterons la soirée par un discours d’ouverture d’Akua Naru (en ligne). Cette rappeuse, poète, productrice et militante américaine a fondé le collectif international theKEEPERS, une archive en ligne sur les contributions des femmes noires à la culture du hip-hop. Suivra une table ronde avec LIONSTORM et FREDDIE KONINGS, animée par DJ, B-Girl et comédienne Soe Nsuki.
Mo answers, less problems!