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Mauro Pawlowski présente : a SUBLIME FREQUENCIES labelnight feat. SHAHKILID (Bel/Iran) + NATHAN SALSBURG + The screening of a Sublime Frequencies DVD + A DJ-set by Mauro Pawlowski
Cet automne, l'AB rendra hommage à l’ethnomusicologue américain Alan Lomax (1915-2002). C’est grâce à son travail de pionnier qu’il est aujourd’hui possible de se familiariser avec les plus anciens enregistrements du patrimoine folk. On lui doit, ainsi qu’à son père John, la découverte de la légende blues Leadbelly et de l’icône folk Woody Guthrie. Lomax est devenu, par la suite, le plus important collaborateur du service des archives sonores de l’American Folk Song de la Bibliothèque du Congrès à Washington.
Dans le cadre de cet hommage, l'AB consacrera une soirée au label américain Sublime Frequencies (www.sublimefrequencies.com), lequel renoue avec le travail d'Alan Lomax, à l'instar d’autres labels comme le Honest Jon’s de Damon Albarn. Sublime Frequencies évolue essentiellement dans quatre catégories : les field recordings, les compilations folk & pop, les montages d'émissions radio provenant de régions reculées du globe et les DVD. Toutes ses productions font l’objet de tirages limités et puisent principalement leurs sources dans le Sud-Ouest asiatique, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Fan du label depuis des années, Mauro Pawlowski, musicien touche-à-tout et actuel guitariste de dEUS, se voit offert l'opportunité d’assurer la programmation de cette soirée. Il a choisi de présenter deux concerts live auxquels s’ajouteront la projection d'un DVD issu du catalogue de Sublime Frequencies ainsi qu’un DJ-set au cours duquel il nous fera partager sa collection personnelle d'albums du label.
Suite à l’annulation malheureuse de Sir Richard Bishop, il nous a fallu chercher un remplaçant en toute hâte et nous l’avons trouvé en Nathan Salsburg. Producteur pour la Alan Lomax Archive, Nathan est en ce moment à Bruxelles pour les besoins de notre hommage au célèbre ethnomusicologue. Il se trouve qu’il est aussi un Alan Lomax dans son genre. En plus de réaliser l’émission ‘Root Hog Or Die’ pour la East Village Radio, il est également à la tête de Twos & Fews, un sous-label de Drag City (cf. Joanna Newsom, Alasdair Roberts). Fin octobre, paraîtra sur ce label le tout premier documentaire consacré aux Gnawas. Ce style musical aux pouvoirs hypnotiques est encore très populaire à Marrakech chez des musiciens comme Brahim Belkani, Hassan Zougari et Mohamed Hamada et s'apparente à d’autres genres, proches de la transe, comme le vaudou et la santeria. Vous aurez l’occasion de découvrir ce documentaire de 30 minutes en première mondiale. Nathan Salsburg et Mauro Pawlowski se glisseront ensuite derrière les platines. A l'en croire, Nathan nous proposera de la ‘old time, hard time, and good time music'. Une bonne raison de se laisser aller au blues, gospel, country et autres musiques traditionnelles. Et si nos bières trappistes ne l’ont pas achevé d'ici là, il nous a promis de jouer quelques morceaux folk à la gratte, comme il le fait occasionnellement dans sa ville du Kentucky, aux côtés de son copain Bonnie ‘Prince’ Billy.
Shahkilid est le mot perse utilisé pour désigner un passe-partout, la clé permettant d'ouvrir toutes les portes. Leur musique improvisée prend pour point de départ un motif tiré de la musique classique perse et explore une multitude de facettes, en allant notamment à la rencontre de la musique classique occidentale et d'autres motifs traditionnels iraniens. Shahkilid rassemble des musiciens chevronnés et dotés d'une grande ouverture d'esprit, symboles de la nouvelle génération de grands musiciens iraniens en quête de nouvelles voies musicales. Accessibilité et créativité sont ici les maîtres mots. Shahkilid est composé de Dadmehr, Davood Varzideh, Sahram Mirjalali et Sébastien Walnier.
Shahkilid bénéficie du soutien de Muziekpublique.
Davood Varzideh : ney
Davood Varzideh a étudié la physique à l'université de Téhéran. Il fut l'élève, il y a 18 ans, du maître du ney Hassan Nahid et gravit rapidement tous les échelons de l’apprentissage. 4 ans plus tard, il se produisait déjà aux côtés du groupe du grand maître du santour, Faramarz Payvaar. L'année suivante, il devenait membre permanent de Payvaar. Il a également travaillé pour la radio-télévision iranienne en tant que musicien de studio et s'est produit au Japon, en Indonésie, en Malaisie, en Asie centrale et en Europe. Son style est influencé par les maîtres Hassan Kassaï, Hassan Nahid et, dans une moindre mesure, par Mohamad Ali Kiyaninejad. Il maîtrise parfaitement le jeu traditionnel qu’il agrémente de nuances et d’effets plus contemporains. Les rythmes propres aux musiques arabe et turque n’ont également plus aucun secret pour lui.
Shahram Mirjalali : tar, barbat (oud), setâr.
Mirjalali est actuellement considéré comme la référence de l'école Esfahan, qui fut développée par le maître Jalil Shahnaz. A l'âge de 7 ans, il se mit au tar avec l’aide de sa soeur qui pratiquait déjà cet instrument en plus du violon. Dès ses 10 ans, il apprit le barbat et le oud en autodidacte en regardant des films de musiciens arabes. A 12 ans, il fut invité à rejoindre le Art and Culture Orchestra of Khoozestan pour y jouer du oud. Il suivit l’enseignement des maîtres Shahnaz et Kassaei. Son jeu au tar est influencé par le style d' Esfahan. Il est considéré comme un des meilleurs joueurs de setâr et de tar et utilise le plus souvent des instruments qu'il a lui-même fabriqués. Il fait partie de différents ensembles comme Sama'a, Bidel, Arghanoon et Shahin Sepehr avec lesquels il a abondamment tourné en Iran comme à l'étranger.
Dadmehr : tombak, daf
La carrière musicale de Dadmehr a débuté il y a 20 ans alors qu’il était l'élève du grand maître contemporain du tombak, Amir Naser Eftetah. Il a, par la suite, suivi les cours du plus grand centre de formation musicale en Iran, Hefz va Eshaeh, auprès des maîtres Mahmood Farahmand Bafi et Bahman Rahjabi. Il a aussi étudié le violon avec Alireza Tavousi et avec Shamloo Karband, au conservatoire de Téhéran. Il est mondialement apprécié pour sa virtuosité et son exploitation de la richesse des sonorités du tombak. C'est ainsi qu'il a reçu le premier prix de la compétition en solo du festival de Fahjr en 1991. Avant de venir s’installer en Europe, Dadmehr a travaillé en tant que musicien pour la télévision iranienne et s'est souvent produit aux côtés de Shahram Mirjalal (barbat, tar). En Europe, il joue souvent avec Hamid Motebassem (Dastan Ensemble).
Sébastien Walnier : violoncelle
Depuis sa plus tendre enfance, Sébastien Walnier est comme un poisson dans l'eau lorsqu’il s’agit de jouer de la musique de chambre au violoncelle. Cette passion lui a permis de se produire sur des scènes internationales aux côtés, d'entre autres, Roland Pidoux, Eliane Reyes, Thanos Adamopoulos, Jean-Claude Pennetier, Daniel Blumenthal, Jean-Claude Vanden Eyden, Véronique Bogaerts, Luc Dewez ou encore Boris Belkin. Il a étudié au Conservatoire Royal de Liège avec Maryse Douin, pour le violoncelle, et avec Cécile Evrard, pour la musique de chambre. Il a ensuite parfait sa formation en compagnie d'Edmond Carlier, disciple d'André Navarra. Sa rencontre avec Roland Pidoux au Conservatoire National Supérieur de Paris a marqué une étape décisive dans sa carrière. Après avoir suivi des cours avec Daria Hovora et Michaël Hentz, il a fondé le Talweg Trio en compagnie de Sébastien Surel (violon) et Alexander Gurning (piano). On l'entend également régulièrement jouer aux côtés de la pianiste Eliane Reyes.