L’une des révélations de l’année ! A l’instar d’artistes tels qu’Agnès Obel ou Jamie Woon, James Blake signe en cette année 2011 un début de carrière tonitruant. Londonien de 23 ans, il débarque il y a 2 ans dans le paysage musical avec quelques titres bien sentis, dont les EP’s annonciateurs « CMYK » et « Klavierwerke ». En digne héritier de la culture dubstep, son univers sonore est avant tout fait d’espaces glacés et de basses continues et prenantes. Avec son premier album studio « James Blake » (2011) et cette façon très anglaise de mêler ses mélodies aux beats de la techno, de la dub, de la house et du hip hop, il signe un disque perturbant et étonament moderne. Il interpelle, trouble et séduit le grand public de manière totalement irrésistible. Egalement inspiré par Joni Mitchell ou encore Bon Iver, il aime habiller ses poèmes musicaux fragiles de quelques notes de piano et de touches électroniques, tel un technicien des sons. « Limit To Your Love » est l’archétype de son répertoire, une reprise de la superbe chanson pop de la Canadienne Feist, dans laquelle James Blake distille des basses profondes. Il impose ainsi son style en dépits des exigences imposées par les standards radiophoniques formatés. James Blake insuffle une chaleur subtile à son univers électro expérimental et ouvre les horizons d’un grand public en attente de nouveauté. Touchant, profond, délicat, sur scène, James Blake allie à merveille talent, poésie et lyrisme, pour preuve son set irréprochable cet été à Werchter. Il clôturera 2011 en beauté avec un passage à l’Ancienne Belgique le 21 novembre prochain pour un moment tout en intensité.
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