Une auteure-compositrice de Molenbeek sort un premier album tantôt pop et entraînant, tantôt sobre ou mélancolique
Les amateurs de musique et ses pairs avaient déjà noté son nom en lettres capitales avant même la sortie de son premier album. Le public a découvert Camille Yembe grâce à son premier EP Plastique, à son concert à Couleur Café ou peut-être au prestigieux Music Moves Europe Award remporté en début d’année par cette chanteuse pop de 29 ans.
Le gratin de la scène musicale bruxelloise qui s’exporte allègrement figure également parmi ses fans de la première heure : Angèle, Stromae et Damso. À juste titre, car l’artiste bruxelloise aux racines congolaises crée une musique très touchante : un mélange intense de soul, de pop alternative et de R&B, porté par une plume sincère et une voix à la fois puissante et fragile.
Dans sa musique, Camille aborde des thèmes tels que l’identité, la condition féminine, l’amour, l’incertitude et l’acceptation de soi. Elle le fait sans filtre : de manière personnelle, émotionnelle et terriblement sincère. Sur son premier album Jeune & Laide, elle se montre à la fois vulnérable et combative, avec des titres oscillant entre mélancolie minimaliste et grandes décharges émotionnelles.
Sur scène, Camille Yembe parvient aisément à transposer cette intimité en performance live. Ne vous attendez pas à un concert pop classique, mais à une expérience immersive où l’émotion, la présence et la musicalité sont omniprésentes. Après des passages au Dour Festival et aux Nuits Botanique, et face à l’attention grandissante de la scène musicale belge et française, elle s’impose rapidement comme une artiste qu’il faut absolument voir en concert.